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Deux étudiants de Bordeaux ont été arrêtés pour des messages antisémites sur WhatsApp, révélant une inquiétante banalisation de la haine.

Deux étudiants bordelais, à peine majeurs, ont été interpellés pour avoir déversé une haine antisémite abjecte sur une conversation WhatsApp. L’incident, survenu dans une résidence du Crous à Pessac, révèle un malaise profond et une alarmante montée de l’intolérance parmi la jeunesse. Leurs messages, qualifiés de « menaces de mort réitérées », ne peuvent être balayés d’un revers de main sous prétexte d’« humour » ou d’« immaturité », comme l’ont piteusement argué les mis en cause.

Ce n’est pas un simple dérapage. C’est le symptôme d’une gangrène idéologique qui s’insinue, banalisant des propos qui devraient révulser. La légèreté avec laquelle ces jeunes pensent pouvoir propager des idées nauséabondes est terrifiante. Le parquet de Bordeaux, malgré l’évidence des faits, a dû faire face à un déni consternant, signe d’une inconscience qui frise l’indécence.

Exclus de leur résidence, ces individus attendent désormais leur jugement en juin 2026. Cette sanction, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à masquer la faillite éducative et sociétale qui permet de telles ignominies. Le Crous a beau condamner fermement, le mal est fait. La France, loin d’être à l’abri, voit resurgir des fantômes que l’on croyait enfouis, et ce, au sein même de ses institutions estudiantines. La vigilance est plus que jamais de mise face à cette triste réalité.