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La brigade Golani, fleuron de l'armée israélienne, est aujourd'hui au cœur d'un scandale. Accusée de crimes de guerre à Gaza, son impunité soulève de vives inquiétudes.

L’olivier sur fond jaune et vert, emblème de la brigade Golani, a toujours symbolisé la puissance militaire israélienne. De la création d’Israël aux récentes offensives au Liban, en passant par Gaza et la Syrie, cette unité d’infanterie, la plus ancienne du pays, a été de tous les fronts, souvent la première à s’engouffrer dans les villages conquis. Une histoire de gloire et de sacrifices, glorifiée par des décennies de chansons et de reportages, surtout après le lourd tribut payé lors de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023.

Pourtant, cette aura est aujourd’hui entachée par de graves accusations. Depuis un an, la brigade Golani est pointée du doigt pour deux des crimes de guerre les plus accablants commis à Gaza. Des événements qui, filmés et diffusés, ont choqué la communauté internationale. Le 23 mars 2025, la brigade aurait été responsable de la mort de quatorze secouristes et d’un employé de l’ONU à Rafah. Quelques mois plus tard, le 25 septembre 2025, une frappe en deux temps sur l’hôpital Nasser de Khan Younès aurait coûté la vie à vingt-deux personnes, dont cinq journalistes et des secouristes.

Ces allégations, loin d’être isolées, s’appuient sur des preuves accablantes : images authentifiées issues de la communication israélienne, mais aussi de dizaines de comptes de soldats sur les réseaux sociaux. Des témoignages de militaires et d’experts, ainsi qu’une reconstitution minutieuse de la chaîne de commandement, révèlent le parcours sombre de cette brigade. Alors que la Golani reste en première ligne des conflits israéliens, la question de son impunité face à ces exactions graves se pose avec une acuité particulière, ternissant l’image d’une unité autrefois intouchable et saluée comme héroïque.