
Le CAC 40 subit de plein fouet les conséquences des annonces chocs de François Bayrou, instaurant une vague d’incertitude sans précédent sur les marchés. Tandis que les investisseurs scrutaient déjà l’évolution des taux obligataires, la surprise d’un vote de confiance au Parlement a semé la panique, provoquant une dégringolade des valeurs domestiques, avec les banques en première ligne.
La morosité ambiante s’est intensifiée après l’annonce inattendue d’un vote de confiance par le Premier ministre pour le 8 septembre. Cette décision, perçue comme un signe supplémentaire de l’instabilité politique française, a immédiatement fait chuter le CAC 40 à l’ouverture. Les géants bancaires français ont vu leur valeur fondre, tirant l’indice vers le bas, tandis que le luxe, paradoxalement, parvenait à surnager.
Le reste de la séance n’a apporté aucune consolation. Le marché parisien, englué dans le pessimisme, n’a jamais pu espérer rattraper ses pertes, malgré une ouverture stable à Wall Street qui n’a pas suffi à insuffler un semblant de dynamisme. Les analystes observent avec inquiétude les rendements obligataires, un baromètre crucial de la santé économique du pays, qui se rapprochent dangereusement du seuil critique des 3,6%.
Les banques, intrinsèquement liées à l’économie nationale, paient le prix fort de cette agitation politique. Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont toutes enregistré des baisses spectaculaires, accentuant l’incertitude et les tensions sur la dette française. Face à ce chaos, le gouvernement Bayrou, affaibli par des chances de succès minces, semble naviguer à vue, laissant les marchés financiers dans une angoisse palpable quant aux répercussions de cette crise sur l’ensemble du Vieux Continent.