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Le CAC 40 a chuté, clôturant août dans le rouge à cause de l'incertitude politique et d'une inflation américaine tenace, plombant les marchés mondiaux sans espoir.

La Bourse de Paris s’effondre, clôturant le mois d’août dans le rouge le plus sombre. Le CAC 40, déjà chancelant face à une incertitude politique rampante, a été incapable de trouver le moindre soutien, glissant inexorablement. Les espoirs d’un rebond technique se sont évaporés, et même les valeurs du luxe, autrefois piliers, ont abandonné la partie.

Malgré l’attente fébrile des chiffres de l’inflation américaine, la conformité des résultats n’a fait qu’accentuer la déception. Wall Street, timidement ouverte, s’est rapidement enfoncée, entraînant le CAC 40 dans sa chute. La semaine se solde par une perte hebdomadaire amère de 3,37%, et le mois d’août s’achève sur une baisse préoccupante de 1,64%.

L’inflation américaine, bien que stable à 2,6% sur un an, reste désespérément éloignée de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine (Fed). Pire encore, l’inflation sous-jacente a grimpé à 2,9%, confirmant que les pressions inflationnistes persistent malgré les discours apaisants. Les marchés semblent désormais résignés à des baisses de taux de la Fed, non par optimisme, mais par nécessité face à une économie stagnante.

En France, l’inflation ralentit à un maigre 0,8% en août, un signe de la faiblesse de la demande. Pendant ce temps, l’Allemagne voit ses prix grimper, signalant une divergence inquiétante au sein de la zone euro. La situation d’Orange, qui tente un maigre rebond, contraste avec l’effondrement de Nexity, lanterne rouge du SBF 120, victime directe de l’instabilité politique et de la hausse des taux immobiliers. Le marché immobilier français continue de s’enfoncer, et avec lui, les perspectives économiques.