
La SNCF, déjà en difficulté, avoue son impuissance face à la canicule qui frappe la France et la pagaille qu’elle promet pour le premier week-end des départs en vacances. Le PDG, Jean Castex, tente de rassurer, mais ses propos sonnent comme un aveu d’échec : il ne peut « pas garantir que tout va marcher très bien à 100% ».
Cette semaine, des rames ont été annulées préventivement, non pas pour améliorer le service, mais pour tenter de colmater les brèches d’un système à bout de souffle. Une mesure désespérée qui souligne les lacunes d’une infrastructure visiblement inadaptée aux défis climatiques actuels. Les usagers, eux, sont les premiers à en subir les conséquences, confrontés à des retards et des annulations en cascade.
Alors que des millions de voyageurs s’apprêtent à prendre le train, la situation est critique. La dilatation des rails, la détérioration des caténaires due à la chaleur intense sont autant de problèmes récurrents qui paralysent le réseau. Les incidents, comme celui près de la Gare de l’Est le 18 juin, où des trains sont tombés en panne, laissant des passagers bloqués sans climatisation, se multiplient et mettent en lumière l’incapacité de la SNCF à assurer un service fiable.
Le bilan est accablant : près de 10% des trains ont été annulés à cause de la canicule la semaine dernière. Si Jean Castex minimise l’impact en évoquant un faible pourcentage de voyageurs gravement affectés, il concède que c’est « toujours beaucoup trop ». Une reconnaissance à demi-mot de l’ampleur du désastre qui s’annonce. Les promesses de « quelques ajustements ici ou là » sonnent creux face à l’imminence d’un chaos annoncé, laissant les usagers dans l’incertitude la plus totale.






