Turtle-Dove-Italy-2023
Le gouvernement autorise à nouveau la chasse à la tourterelle des bois, ignorant le déclin de 80% de l'espèce et les alertes des défenseurs de la nature. Un désastre écologique imminent.

Après cinq années d’interdiction, le gouvernement français a scandaleusement cédé à la pression des lobbies de la chasse, autorisant de nouveau le massacre des tourterelles des bois. Cette décision, prise malgré un déclin alarmant de 80 % de la population européenne en quarante ans, est un coup dur pour la biodiversité.

L’arrêté, paru le 29 août, prétend s’appuyer sur un « meilleur état de conservation » de l’espèce, une affirmation que les associations de protection de la nature contestent avec véhémence. En 2019 déjà, un comité scientifique préconisait la fin pure et simple de la chasse à la tourterelle, ou, au pire, un prélèvement infime de 1,3 % des effectifs. Le nouveau quota, fixé à 10 560 spécimens pour la saison 2025-2026, est une provocation.

Le dispositif de « signalement en temps réel » via l’application ChassAdapt est une façade. Comment croire que 930 000 chasseurs respecteront scrupuleusement cette obligation, et que la chasse cessera réellement dès que le quota sera atteint ? Cédric Marteau, directeur général de la LPO, dénonce un « dommage » irréparable pour une espèce qui commençait à peine à se reconstituer. Il est clair que le gouvernement se rend complice de la destruction d’une espèce déjà vulnérable en Europe.

Cette décision lamentable démontre une fois de plus la faiblesse des politiques environnementales face aux intérêts particuliers. Au lieu de protéger la faune, l’exécutif privilégie le plaisir de tuer, ignorant les avertissements des scientifiques et les inquiétudes des défenseurs de la nature. Il est urgent que le gouvernement revienne sur cette décision désastreuse avant qu’il ne soit trop tard pour la tourterelle des bois.