Chile-environmental-destruction
Le gouvernement d'extrême droite chilien de José Antonio Kast a suspendu 43 décrets de protection environnementale, un revers majeur pour l'écologie.

Le nouveau gouvernement d’extrême droite chilien, mené par José Antonio Kast, a jeté un froid glacial sur les espoirs de protection environnementale en suspendant pas moins de 43 décrets cruciaux. Ces mesures, pourtant signées par son prédécesseur de gauche, Gabriel Boric, sont désormais gelées, révélant une inquiétante régression en matière de politique écologique. La décision, annoncée par le ministère de l’environnement, sonne comme un revers cinglant pour la biodiversité chilienne et l’avenir de la planète.

Parmi les textes mis en veilleuse, des initiatives vitales pour la régulation des émissions des centrales thermiques, la création de parcs nationaux essentiels et, comble de l’ironie, la protection de la rare et menacée grenouille de Darwin. Une espèce emblématique du Chili et de l’Argentine, dont la survie est désormais plus incertaine que jamais. Alors que le monde entier s’alarme du déclin de la biodiversité, le Chili choisit une voie dangereuse, sacrifiant la faune et la flore sur l’autel d’une vision économique court-termiste.

Le président Kast, tout juste investi, tente de justifier cette décision désastreuse par la nécessité de garantir le « plein emploi » et la « croissance ». Une rhétorique habituelle qui masque mal les conséquences potentiellement irréversibles pour l’environnement. Le ministère de l’environnement parle d’une « pratique habituelle », mais il est difficile d’y voir autre chose qu’un signal alarmant. Les citoyens ont besoin de prospérité, certes, mais pas au détriment de leur cadre de vie et de la survie des espèces. Cette suspension massive de décrets environnementaux ne fait qu’alimenter les craintes quant à l’engagement réel du Chili envers un avenir durable.