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Plus d'un demi-siècle après le choc pétrolier de 1973, le monde est à nouveau confronté à une crise énergétique. Guerre au Moyen-Orient, prix du pétrole qui s'envolent, et la menace d'une stagflation rampante. Une situation alarmante.

Un demi-siècle après le choc pétrolier de 1973, l’actualité nous ramène étrangement à un passé que l’on croyait révolu. Une nouvelle guerre au Moyen-Orient, l’envolée alarmante des cours du pétrole et la peur d’une contagion économique dévastatrice. Le spectre de la stagflation, ce mélange toxique d’inflation galopante et de croissance anémique, plane à nouveau sur nos économies.

Donald Trump, toujours prompt à se glorifier, pourrait malheureusement se targuer d’avoir vu juste : les énergies fossiles conservent une emprise terrifiante sur la géopolitique mondiale. Le baril de brut dépassant les 100 dollars a suffi à semer la panique sur les Bourses et parmi les gouvernements, soulignant la fragilité de notre dépendance.

Bien que la part du pétrole dans la demande énergétique ait diminué et que les sources d’approvisionnement se soient diversifiées, la consommation mondiale a presque doublé depuis les années 1970. La dépendance au gaz naturel s’est accrue, rendant tout arrêt, même bref, du transit via le détroit d’Ormuz potentiellement catastrophique pour l’économie mondiale. La flambée des prix de l’énergie sape le pouvoir d’achat et la compétitivité, une aubaine cynique pour des nations comme la Russie, dont les recettes pétrolières augmentent en pleine agression.

Même les États-Unis de Trump ne sont pas à l’abri. Malgré une production record, les prix à la pompe s’envolent, frappant de plein fouet les ménages. Le locataire de la Maison Blanche, en plus d’avoir engagé une guerre aux objectifs flous, n’a pas su anticiper les conséquences, notamment sur l’inflation, un sujet brûlant à l’approche des élections. Son assurance lundi d’une fin de conflit « quasi » imminente, provoquant un reflux des cours, témoigne d’un comportement erratique et inconséquent, résumant bien la politique actuelle.