
Quatre-vingt-cinq États membres de l’ONU, dont la France, ont condamné avec une fermeté sans précédent les récentes décisions d’Israël visant à étendre sa présence illégale en Cisjordanie. Cette fronde diplomatique intervient alors que le gouvernement israélien a résolument accéléré l’enregistrement foncier, une manœuvre perçue comme un pas de plus vers l’annexion pure et simple d’un territoire palestinien sous occupation depuis 1967.
Les mesures controversées, comprenant un financement de 244 millions de shekels pour régulariser les titres fonciers dans la zone C, ne sont pas seulement contestables mais profondément illégales au regard du droit international. Elles mettent en péril la fragile perspective de paix, déjà malmenée par des décennies de colonisation. Des nations comme la Chine, l’Arabie saoudite et la Russie, aux côtés de l’Union Européenne et de la Ligue Arabe, ont dénoncé cette violation flagrante des obligations internationales d’Israël, exigeant un retrait immédiat de ces décisions.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a également sommé Israël de revenir sur ces actions déstabilisantes. L’Autorité palestinienne, de son côté, a qualifié ces manœuvres de « légalement invalides », y voyant le début d’un processus d’annexion de facto. Cette intensification de la colonisation sous le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, et ce, particulièrement depuis le début du conflit à Gaza, aggrave considérablement les tensions et éloigne la possibilité d’un accord de paix durable.
Aujourd’hui, plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales par l’ONU en Cisjordanie. Cette expansion continue, en dépit des condamnations internationales répétées, soulève de graves inquiétudes quant à l’avenir de la région et à la crédibilité du droit international.








