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Cinq médias de gauche radicale lancent « Combat ! », un hors-série contre l'extrême droite. Une initiative qui semble déjà plombée par les controverses et les faibles tirages, peinant à convaincre.

Cinq médias de gauche radicale, dont L’Humanité et Radio Nova, viennent de dévoiler un hors-série commun, « Combat ! », prétendument dédié à la « lutte contre l’extrême droite » en vue des municipales. Une tentative désespérée de resusciter une gauche en déclin, cherchant à tout prix à influencer l’opinion publique face à une droite qui ne cesse de gagner du terrain.

Cette publication de 80 pages, à laquelle ont participé Les Inrockuptibles et Blast, a été lancée devant un parterre de curieux, dont Mathieu Pigasse, l’homme d’affaires qui tente maladroitement de peser en faveur de son camp. Mathieu Molard, de StreetPress, a avoué un contexte « difficile, douloureux », allant jusqu’à exprimer sa « tristesse » suite au décès du militant nationaliste Quentin Deranque, dont des suspects sont liés à l’ultragauche. Parmi eux, un assistant du député LFI Raphaël Arnault, ce qui jette une ombre gênante sur le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Dans ce climat tendu, Molard a insisté sur la nécessité de ne pas « abandonner » le terme d’antifasciste, présentant ce journal comme un « manifeste » médiatique. Maud Vergnol, de L’Humanité, a, quant à elle, naïvement affirmé croire « plus au pouvoir des mots qu’aux coups de poing ». Une déclaration qui sonne creux quand on voit les agissements de certains proches de leur mouvance.

Vendu 8,90 euros et tiré à seulement 50 000 exemplaires, ce hors-série, disponible le 23 février, se noie dans des enquêtes sur les municipalités RN, le projet économique du parti de Marine Le Pen, et même les médias de Vincent Bolloré. On y trouve également un entretien avec Raphaël Arnault, où il prône une « société émancipée de toute violence », un discours ironique au vu des accusations qui pèsent sur son assistant. Molard a d’ailleurs regretté que les récentes violences de Lyon n’aient pu être traitées, démontrant les limites de cette entreprise tardive et déconnectée des réalités.