
Le marché immobilier français se retrouve une fois de plus pris au piège, alors que l’espoir d’une véritable reprise s’éloigne. Au deuxième trimestre 2025, le taux moyen des crédits immobiliers a atteint 3,08 %, un chiffre qui, loin d’être un signal positif, semble figer une situation déjà précaire. La Banque Centrale Européenne (BCE), sous la houlette de Christine Lagarde, refuse de lâcher du lest. Contre toute attente, les taux directeurs devraient rester stables, tuant dans l’œuf toute velléité de baisse des taux de crédit immobilier, pourtant cruciale pour stimuler un marché à l’agonie.
Les analystes sont unanimes : une baisse des taux en septembre est désormais « peu probable ». Une douche froide pour les emprunteurs et les professionnels de l’immobilier qui espéraient une bouffée d’oxygène. Juba Ihaddaden, économiste au Crédit Agricole, est catégorique : les tensions budgétaires, tant en France qu’en Allemagne, menacent non seulement d’enrayer toute baisse, mais de provoquer une hausse des taux, les portant entre 3,2 % et 3,4 %. Une telle augmentation pèserait lourdement sur la poursuite d’une reprise déjà timide.
Pendant ce temps, le « frémissement » tant vanté par certains agents immobiliers n’est qu’un mirage. Les visites augmentent, certes, mais sans réelle intention d’achat. Une étude de Notariat Services révèle que la moitié des internautes consultent des annonces par simple curiosité, et 11 % visitent des biens sans aucune intention d’acquérir. Le marché est miné par l’incertitude et la prudence, transformant les agences immobilières en musées de curiosités plutôt qu’en lieux de transactions.