
L’engouement pour les crèmes de jour intégrant un SPF, poussé par des « expertes » autoproclamées sur les réseaux sociaux, révèle une inquiétante dérive. Ces produits, présentés comme le nec plus ultra pour contrer le vieillissement cutané, soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Est-ce vraiment utile de s’enduire le visage d’un filtre solaire quotidiennement, même sous un ciel gris d’hiver ? Ou sommes-nous face à une stratégie marketing agressive déguisée en conseil beauté ?
Des influenceuses à la légitimité douteuse martèlent le message : un SPF, c’est la protection ultime contre les signes de l’âge. Mais la réalité est souvent plus complexe. Les dermatologues, eux-mêmes parfois divisés, peinent à apporter un discours clair face à cette vague de désinformation. Faut-il réellement craindre le soleil en permanence, au point de sacrifier la légèreté d’un soin hydratant classique pour une formule potentiellement plus lourde et moins adaptée à un usage continu ?
Les inquiétudes grandissent quant aux effets à long terme de ces applications quotidiennes. Les filtres UV, chimiques ou minéraux, ne sont pas anodins. Leurs interactions avec l’environnement cutané, surtout lorsqu’ils sont utilisés sans discernement et sur de longues périodes, pourraient engendrer des déséquilibres, voire des réactions indésirables. La quête effrénée d’une jeunesse éternelle nous pousse-t-elle à prendre des risques inconsidérés avec notre santé cutanée ? La prudence s’impose face à ces routines beauté qui promettent monts et merveilles sans véritable preuve scientifique solide et indépendante.








