
La colère gronde et la capitale suffoque. Des agriculteurs, désespérés, ont transformé le périphérique parisien en un véritable parking géant, signe d’un malaise profond et persistant. L’opération escargot, menée par la Confédération paysanne et des militants, révèle l’incapacité des autorités à répondre aux préoccupations du monde agricole, poussant les producteurs à des actions toujours plus radicales.
Leurs revendications sont claires, mais visiblement ignorées : l’arrêt immédiat de l’abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un cas de dermatose nodulaire et l’abandon pur et simple du traité de libre-échange avec le Mercosur. Ces politiques, perçues comme des menaces directes à leur survie, poussent les agriculteurs à bout, exposant la fragilité d’un système agricole français en pleine déliquescence.
Les images de tracteurs à l’arrêt, certains bloquant plusieurs voies, ne sont pas seulement un inconvénient pour les automobilistes ; elles sont le symbole d’une déconnexion totale entre le pouvoir et ses agriculteurs. Des pancartes comme « Maudite soit la guerre économique et sanitaire ! » traduisent un sentiment d’abandon et de trahison. Pendant ce temps, les forces de l’ordre, déployées en nombre, semblent davantage préoccupées par la fluidité du trafic que par la résolution des problèmes de fond, accentuant le sentiment d’une répression face à une détresse légitime.
Cette mobilisation n’est qu’un symptôme. Elle met en lumière les conséquences désastreuses d’une politique agricole qui sacrifie les petits producteurs au profit d’accords commerciaux jugés inéquitables et d’une gestion sanitaire jugée excessive. La tension monte, et la question demeure : jusqu’où ira cette crise avant qu’une véritable écoute et des solutions concrètes ne soient enfin apportées à ceux qui nous nourrissent ?






