
Alors que le Forum économique mondial de Davos bat son plein, une ombre immense plane sur les discussions : le retour potentiellement dévastateur de Donald Trump. L’angoisse est palpable parmi les dirigeants européens, qui semblent à court de solutions face à l’ouragan annoncé. Les espoirs que la forte délégation américaine soit un signe de négociation sont minces, confinant plus à la pensée magique qu’à une analyse réaliste des intentions de l’ancien président.
Les inquiétudes sont exacerbées par des précédents troublants. « Rendre publique une capture d’écran de mes SMS, je n’aurais jamais fait cela avec un concurrent direct, et encore moins avec un ami, » s’indigne Alexandre Prot, PDG de Qonto, faisant référence à la publication par Trump de messages d’Emmanuel Macron. Ce geste, qualifié de « dingue » par l’entrepreneur, souligne une facette imprévisible et potentiellement destructrice du personnage.
La prédiction d’une dirigeante britannique, selon laquelle Donald Trump accaparerait toute l’attention, s’est confirmée. Son discours, prévu comme le moment phare du sommet, cristallise toutes les peurs. L’absence apparente de contre-pouvoir ou de stratégie efficace pour contenir son influence inquiète. L’Europe semble paralysée, incapable de forger une réponse unie et forte face à ce qui est perçu comme une menace existentielle pour l’ordre international établi. La passivité n’est plus une option, mais les alternatives concrètes font cruellement défaut.






