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Le dispositif Jeanbrun, censé relancer le logement, s'annonce comme un lourd fardeau pour les contribuables et promet des logements de piètre qualité, reproduisant les erreurs du passé.

Le dispositif « Jeanbrun », présenté comme la solution miracle pour relancer le logement, s’avère être un cadeau empoisonné. Directement inspiré des échecs passés comme les lois Pinel, Duflot et Scellier, ce plan de défiscalisation promet d’accélérer les constructions, mais à quel prix ? La vérité est que ce dispositif risque de peser lourdement sur les finances des futurs gouvernements, et par extension, sur les contribuables déjà pressurisés.

Mais ce n’est pas le seul problème. Au-delà du coût financier exorbitant, la qualité des logements produits est tout simplement déplorable. Contrairement à un propriétaire qui investit pour son propre usage ou à un bailleur social engagé sur le long terme, l’investisseur privé, attiré par les avantages fiscaux immédiats, n’a aucun intérêt réel pour le bien. La localisation, la taille des pièces, l’ensoleillement, la qualité des matériaux, l’esthétique… tout cela lui est indifférent.

Cette déconnexion entre l’investisseur et le logement engendre des conséquences désastreuses. L’absence d’implication de l’acheteur permet aux promoteurs de bâcler les travaux et de lever les réserves sans véritable contrôle. Une fois la période de défiscalisation de neuf ans écoulée, le bien, souvent mal entretenu et de piètre qualité, perd toute sa rentabilité. L’unique objectif de ces investisseurs est alors de s’en débarrasser, inondant le marché de logements dévalorisés. Le dispositif Jeanbrun ne ferait-il qu’enrichir quelques-uns au détriment de l’intérêt général et de la qualité de l’habitat ?