Trump-NATO-conflict
Donald Trump menace de retirer les États-Unis de l'OTAN, qualifiant l'alliance de «tigre de papier» et critiquant l'inaction européenne.

L’avenir de l’OTAN est plus incertain que jamais. Donald Trump, l’ancien président américain, a de nouveau jeté un pavé dans la mare en déclarant qu’il envisageait sérieusement de retirer les États-Unis de l’Alliance atlantique. Une perspective des plus inquiétantes pour la stabilité géopolitique mondiale. Ce «tigre de papier», comme il l’a si éloquemment surnommé, semble ne plus servir les intérêts américains, surtout après le refus des États membres de s’engager dans sa guerre contre l’Iran.

La colère de Trump est palpable. Il dénonce l’inaction des Européens face à la crise du détroit d’Ormuz, une zone cruciale pour le transit du pétrole mondial. Selon lui, les États-Unis ont toujours été présents, y compris en Ukraine, tandis que les alliés européens se sont montrés réticents et peu fiables. Une amère conclusion : «Eux n’étaient pas là pour nous.» Ces propos, renforcés par l’appel de Marco Rubio à «réexaminer» les relations avec l’OTAN, soulignent une fracture profonde au sein de l’alliance.

Le Royaume-Uni n’est pas épargné par les critiques acerbes de Trump. Il a raillé la faiblesse de la Royal Navy et s’est attaqué directement à Keir Starmer, le premier ministre britannique, le jugeant préoccupé par des éoliennes coûteuses plutôt que par la défense. Si Starmer a tenté de défendre l’OTAN, l’image d’une alliance affaiblie et divisée persiste. L’organisation d’une réunion internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz apparaît comme une tentative désespérée de rassurer, mais le mal est fait : la crédibilité de l’OTAN est sérieusement entamée.