
L’Union Européenne est une fois de plus prise au piège des revirements imprévisibles de la politique américaine. La décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a invalidé les droits de douane « réciproques » de Donald Trump, menace de faire s’écrouler l’accord commercial UE-États-Unis conclu à l’été 2025. Une situation qui illustre la fragilité des engagements internationaux face aux turbulences politiques.
Le Parlement européen, simple figurant dans cette tragédie commerciale, s’apprête à suspendre la procédure de mise en œuvre de cet accord. Une décision symbolique, puisque le véritable pouvoir de décision réside ailleurs, notamment à la Commission. Des élus comme Bernd Lange, Zeljana Zovko, Anna Cavazzini et Karin Karlsbro tentent de donner le change en soutenant cette suspension, mais la réalité est que l’UE se retrouve dans une position délicate, attendant désespérément des clarifications de Washington.
Ce n’est pas la première fois que l’Europe est confrontée aux extravagances de Donald Trump. En janvier déjà, le Parlement avait suspendu la procédure suite aux menaces d’annexion du Groenland, avant de relancer le processus avec une naïveté déconcertante. L’accord, censé limiter les droits de douane américains à 15% contre la suppression des droits de douane européens, semble désormais n’être qu’un chiffon de papier.
La Commission européenne, avec une rhétorique habituelle, « attend » des États-Unis qu’ils respectent leurs engagements. Mais face à la nouvelle taxe douanière mondiale de 10%, portée à 15%, décrétée par Trump, cette attente sonne creux. L’UE, en tant que « premier partenaire commercial », semble incapable de faire respecter sa position, se contentant d’exiger des « éclaircissements complets ». Un triste constat de l’impuissance européenne face aux caprices protectionnistes américains.






