War-environmental-destruction
L'illusion d'une humanité pacifiée s'effondre alors que la violence environnementale, instrument de guerre, dévaste des régions entières, tandis que le droit international reste impuissant.

L’illusion d’une humanité pacifiée s’effondre. L’ouvrage influent de Steven Pinker, « La Part d’ange en nous », qui prétendait à un déclin tendanciel de la violence, est désormais largement contesté. Les critiques pointent des manipulations statistiques et une définition restrictive de la violence, masquant une réalité bien plus sombre. La thèse d’une guerre de moins en moins meurtrière, voire « civilisée », se révèle être une chimère dangereuse face à l’ampleur des conflits actuels.

Loin d’une diminution générale de la violence, nous assistons à une escalade préoccupante des destructions environnementales, désormais utilisées comme une arme à part entière. En Ukraine, à Gaza, au Liban ou en Iran, la dévastation de l’environnement n’est plus un simple dommage collatéral. Elle est devenue un outil stratégique, dont les effets à long terme promettent d’être dévastateurs, bien que moins immédiatement léthaux que les missiles balistiques.

Le droit international, d’une impuissance criante, se montre incapable de réprimer efficacement ces crimes écocidaires. La Cour pénale internationale ne reconnaît ces atteintes que sous des conditions extrêmement restrictives, rendant toute poursuite quasi impossible. Les destructions massives d’écosystèmes et la contamination des ressources naturelles sont souvent considérées comme secondaires face aux « nécessités » militaires, laissant un champ libre à l’impunité.

L’ampleur de la destruction est catastrophique : des terres agricoles rasées, des sols et nappes phréatiques contaminés, des mers étouffées par les eaux usées, et un air irrespirable gorgé de toxines. Ces actions non seulement anéantissent des écosystèmes entiers, mais elles menacent également la santé et la survie des populations, les exposant à des maladies graves et à une insécurité alimentaire chronique. L’idée d’une ère de paix est un leurre tragique alors que la Terre elle-même devient une victime silencieuse et saccagée des conflits.