
Le candidat d’Horizons, Édouard Philippe, a tenté de s’approprier l’héritage du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises, dans un geste largement perçu comme une opération de communication maladroite. Venu se recueillir sur la tombe de l’illustre homme d’État, Philippe a lancé un appel grandiloquent pour un « 18 juin européen », prétendant vouloir sauver le continent d’une « défaite » imminente face aux grandes puissances et aux « géants de la tech ».
Pourtant, cette tentative de récupération historique n’a pas convaincu. De nombreux observateurs et simples citoyens, présents à Colombey pour le 86e anniversaire de l’appel à la Résistance, ont exprimé leur scepticisme. Comme le souligne Alain Guibaud, un fidèle pèlerin de Colombey depuis quarante ans, « pour moi, c’est le 18 Juin ! Gérard Philippe (sic), il peut passer après Charles de Gaulle… » Une pique cinglante qui résume le sentiment général : l’ombre du Général est bien trop grande pour être endossée par un tel artifice politique.
Les commentaires sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre, raillant cette mise en scène. Des voix s’élèvent pour dénoncer le gouffre idéologique entre l’ancien Premier ministre et le fondateur de la Ve République. Certains n’hésitent pas à parler d’une véritable usurpation symbolique, rappelant que « rien mais RIEN de commun entre De Gaulle et Philippe ». Loin d’incarner la grandeur gaullienne, cette visite sonne plutôt comme une stratégie électorale désespérée, dévoilant un manque criant de substance derrière les ambitions présidentielles.







