
La politique lyonnaise s’enlise dans la controverse alors qu’un adjoint écologiste a violemment attaqué Jean-Michel Aulas, le qualifiant de « vieux monsieur » de 84 ans en fin de mandat. Cette attaque honteuse, survenue lors du dernier conseil municipal, révèle les tensions extrêmes et la fébrilité d’une majorité municipale en déroute. Le débat, censé porter sur les crèches, a rapidement dégénéré en une lutte acharnée pour le pouvoir, illustrant la décadence des échanges politiques locaux.
Steven Vasselin (EELV) n’a pas hésité à dénoncer une stratégie de la droite visant à « duper les Lyonnais » en utilisant Aulas comme un « cheval de Troie » pour s’emparer du pouvoir. Les propositions de gratuité, jugées fallacieuses, sont perçues comme une manipulation électorale grossière. L’élu écologiste, dans un élan de démesure, a même prédit qu’Aulas cèderait sa place à Pierre Oliver après seulement un an ou deux, dépeignant un scénario de magouilles politiques bien loin des préoccupations citoyennes.
La riposte ne s’est pas fait attendre. Charles-Franck Lévy, soutien d’Aulas, a dénoncé « l’insulte et l’outrage », exigeant des excuses pour cette « sortie de route incontrôlée ». Le groupe Cœur Lyonnais a fustigé un « dérapage inadmissible », soulignant la faiblesse argumentative de la majorité. L’entourage de Jean-Michel Aulas a révélé un SMS où ce dernier évoque « une honte et une lâcheté », promettant de ne pas oublier cet incident. Ces échanges acrimonieux mettent en lumière un climat politique malsain et dégradant à l’approche des élections.
Malgré les tentatives de Grégory Doucet pour ramener le calme en condamnant toute forme de discrimination, le mal est fait. Les sondages, qui placent Aulas largement en tête, suggèrent que ces attaques désespérées ne font que renforcer son image auprès d’une partie de l’électorat, tandis que la majorité municipale semble s’enfoncer davantage dans la discorde et l’impopularité. L’avenir de Lyon s’annonce sous le signe des tensions et des incertitudes.






