
Le scandale enfle aux États-Unis après la confirmation par le vice-président J. D. Vance de la détention d’un garçon de 5 ans par l’ICE, la police de l’immigration. Cette révélation intervient dans un contexte de tensions extrêmes au Minnesota, suite à la mort tragique de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée par un agent de l’immigration. L’opération d’envergure menée par l’ICE dans cet État démocrate est sous le feu des critiques, accusée de semer le chaos et d’alimenter la colère populaire.
La polémique autour de la mort de Renee Good a été exacerbée par la prise de position de J. D. Vance, défendant l’agent impliqué, ce qui a été perçu comme une provocation par l’opposition démocrate. Sa visite à Minneapolis, censée apaiser les esprits, a été éclipsée par la confirmation de la détention du jeune enfant. Face à l’indignation générale, M. Vance a tenté de justifier l’action de l’ICE, arguant que laisser un enfant seul aurait été pire. Cependant, les médias américains ont rapidement diffusé la photo déchirante de Liam Ramos, ce petit garçon de 5 ans, l’air perdu, emmené dans un centre de rétention au Texas, loin de sa famille. L’image est devenue un symbole poignant de la brutalité des politiques migratoires actuelles.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Kamala Harris et Hillary Clinton ont toutes deux exprimé leur indignation, dénonçant l’instrumentalisation des enfants et la terreur infligée à la population. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a souligné que « quand le gouvernement fédéral traite les enfants comme des criminels, quelque chose ne va vraiment pas ». Ces déclarations mettent en lumière la profonde fracture qui divise le pays sur la question de l’immigration et les méthodes controversées de l’administration Trump.
Pendant ce temps, les appels à l’action se multiplient. Des manifestations sont prévues pour exiger le départ de l’ICE du Minnesota, dans un climat de défiance grandissante envers les autorités fédérales. Même l’ONU, par la voix de Volker Türk, haut-commissaire aux droits de l’homme, s’est dite « sidérée » par les mauvais traitements subis par les migrants. L’arrestation de trois manifestants, dont une avocate des droits civiques, Nekima Levy Armstrong, accusés d’entrave aux droits des fidèles, ajoute une couche d’amertume à une situation déjà explosive. La promesse d’enquête sur la mort de Renee Good, faite par J. D. Vance, contraste étrangement avec ses déclarations précédentes sur l’immunité de l’agent. L’État du Minnesota a d’ailleurs demandé la suspension de l’opération de l’ICE, signe que la bataille juridique et politique ne fait que commencer.






