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Le diplomate Fabrice Aidan, cité à plusieurs reprises dans l'affaire Jeffrey Epstein, a été brutalement remercié par Engie. Les liens sulfureux révélés suscitent un scandale.

Le scandale Jeffrey Epstein continue de faire des vagues et de plonger des figures établies dans la tourmente. Cette fois, c’est le diplomate français Fabrice Aidan qui en fait les frais. Engie, le géant de l’énergie, a brutalement mis fin à ses fonctions, une décision qui enterre toute tentative de minimiser les liens sulfureux révélés par la justice américaine. La suspension, initialement présentée comme temporaire, est désormais caduque, marquant une rupture définitive.

Cette éviction intervient après des mois de révélations accablantes. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait déjà ouvert une enquête administrative et alerté la justice française, signalant les faits présumés concernant Aidan. Si la simple mention d’un nom dans le dossier Epstein ne vaut pas condamnation, les plus de 200 apparitions de Fabrice Aidan dans les documents judiciaires, notamment dans des échanges remontant à 2010 avec le pédocriminel, sont loin d’être anodines. Elles soulèvent de sérieuses questions sur la nature de leurs relations.

Malgré les dénégations véhémentes de son avocate, Me Jade Dousselin, qui clame l’innocence de son client et réfute toute consultation de sites pédopornographiques, les faits sont là. Les informations de Mediapart et Radio France, selon lesquelles Aidan aurait fait bénéficier Epstein d’« informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l’international », ajoutent une couche de malaise à cette affaire déjà sordide. Travaillant alors aux Nations unies, détaché par la France, le diplomate aurait potentiellement mis ses compétences et son réseau au service d’un criminel. Un désastre pour l’image de la diplomatie française et des organisations internationales.

Cette affaire met en lumière les zones d’ombre persistantes autour du réseau Epstein et la lenteur avec laquelle les institutions réagissent face à de telles révélations. Le renvoi de Fabrice Aidan par Engie, bien que tardif, est une tentative désespérée de limiter les dégâts d’une association désormais trop toxique. Le mal est fait, et la confiance ébranlée.