
Le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, orchestré par Donald Trump le 8 mai 2018, a plongé le Moyen-Orient dans une instabilité alarmante. Cette décision impulsive, privilégiant la confrontation à la diplomatie, a ravivé les tensions et laissé la communauté internationale impuissante face au « diktat de la Maison Blanche ». Les avertissements lucides de l’ancien président Barack Obama, prédisant un choix « perdant-perdant » entre un Iran nucléarisé ou une guerre dévastatrice, résonnent aujourd’hui avec une justesse effrayante.
Ce scénario cauchemardesque s’est matérialisé le 28 février, lorsque Trump, aux côtés d’Israël, a déclenché une nouvelle guerre, plongeant le monde dans une incertitude anxiogène. Ironie du sort, l’escalade actuelle fait oublier les fanfaronnades de Trump à l’automne 2025, où il se vantait d’avoir instauré une paix millénaire au Moyen-Orient. Une paix illusoire, symbolisée par une trêve fragile à Gaza après deux années d’une guerre d’anéantissement.
Le cessez-le-feu à Gaza n’est qu’un leurre sanglant, avec des centaines de Palestiniens et plusieurs soldats israéliens tués en seulement cinq mois. Le siège humanitaire perdure, implacable, tandis que l’armée israélienne maintient son emprise sur plus de la moitié de l’enclave dévastée, refoulant des millions de civils dans des conditions désastreuses. Le « plan Trump pour Gaza » s’est avéré être une vaste supercherie : le comité de reconstruction palestinien n’a même pas été autorisé à pénétrer dans l’enclave, laissant de fait le Hamas aux commandes. Un échec cuisant qui démontre la faillite d’une politique étrangère guidée par l’opportunisme et l’aveuglement.







