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Des Européens luttant contre la désinformation se voient interdire l'entrée aux États-Unis, qualifiés d'« activistes radicaux » par le gouvernement Biden. Une affaire de censure déguisée qui soulève des questions sur la liberté d'expression.

Une sombre affaire de censure déguisée secoue les États-Unis, où des Européens luttant contre la désinformation se voient interdits d’entrée sur le territoire américain. Le gouvernement Biden les qualifie désormais d’« activistes radicaux », un qualificatif alarmant pour ceux qui œuvrent à faire respecter la loi par les réseaux sociaux et à freiner les discours de haine. Une situation qui met en lumière les tensions croissantes autour de la liberté d’expression et de la modération des contenus en ligne.

Le cas de Clare Melford, directrice du Global Disinformation Index (GDI), est particulièrement révélateur du climat actuel. Alors qu’elle s’apprêtait à se rendre aux États-Unis pour un déplacement professionnel, sa demande de visa a été soudainement bloquée. Quelques minutes plus tard, la sous-secrétaire d’État, Sarah B. Rogers, la citait publiquement sur X (anciennement Twitter) comme l’une des cinq personnes à qui l’entrée aux États-Unis serait refusée. Rogers a même accusé le GDI d’utiliser « l’argent des contribuables pour encourager la censure et la mise sur liste noire de la presse américaine ». Une attaque frontale qui soulève de sérieuses questions sur les motivations de cette décision.

Cette interdiction d’entrée est perçue par beaucoup comme une vengeance à peine voilée, alimentée par des personnalités influentes et des cercles politiques proches d’Elon Musk, souvent critiqués pour leur position laxiste face à la désinformation. L’idée que les États-Unis, nation prétendument garante de la liberté d’expression, puissent fermer leurs portes à ceux qui tentent de lutter contre la manipulation de l’information, est profondément troublante. L’affaire met en lumière les dérives potentielles lorsque le pouvoir politique instrumentalise la notion de « désinformation » pour museler des voix critiques.