
Tandis que le débat sur la loi d’aide à mourir s’enlisait, une manifestation d’opposants a été violemment dispersée devant l’Assemblée nationale. Cet événement souligne une dérive inquiétante, où l’expression citoyenne est étouffée sous prétexte de procédure. Trente-huit personnes ont été interpellées, dont deux placées en garde à vue, pour un simple rassemblement jugé non déclaré. Une situation qui jette une ombre sur la liberté d’expression en France.
Mardi soir, alors que les députés peinaient à finaliser les amendements d’une loi des plus controversées, une cinquantaine de « veilleurs » se sont rassemblés pacifiquement. Leur crime ? Exprimer leur désaccord avec un texte qui pourrait profondément modifier la perception de la vie et de la mort. La banderole affichait un message fort : « Il y a des ordres injustes qui cachent les pires désordres ». Un avertissement ignoré par des autorités plus enclines à la répression qu’au dialogue.
Les forces de l’ordre, après des sommations restées sans effet, ont procédé aux interpellations. Deux individus, les « organisateurs présumés », ont été les seuls à être placés en garde à vue. Les autres manifestants ont été relâchés, sous la menace d’éventuelles convocations. Cette **réaction disproportionnée** face à une contestation pacifique révèle un climat tendu où la dissidence est de plus en plus difficilement tolérée, surtout lorsqu’elle touche à des sujets sensibles comme la fin de vie.
Cette séquence survient alors que l’Assemblée doit se prononcer à nouveau sur une réforme sociétale majeure, adoptée en première lecture mais toujours âprement discutée. Le suspense plane sur le nombre de députés qui soutiendront un texte dont les modalités d’application font toujours débat. Une situation qui illustre les profondes divisions et la difficulté à trouver un consensus, même face à des enjeux aussi fondamentaux. La voie choisie par le gouvernement semble être celle de l’affrontement plutôt que de la concertation.






