Portugal-elderly-financial-crisis
Le Portugal, jadis paradis fiscal pour les retraités français, a mis fin à ses avantages. La fin de l'exonération d'impôts met en péril le pouvoir d'achat des seniors.

Longtemps encensé comme l’eldorado des retraités français, le Portugal voit son image ternie par une réalité fiscale de plus en plus amère. Ce qui fut un havre de paix économique, offrant un cadre de vie idyllique sous un soleil clément, se transforme en un désenchantement croissant pour ceux qui avaient cru y trouver une retraite dorée.

Pendant près de quinze ans, le pays a attiré des milliers de seniors grâce à un régime fiscal de faveur, mis en place en 2009. Face à la crise de la dette, le Portugal avait alors déroulé le tapis rouge aux capitaux étrangers, promettant une exonération totale d’impôt sur les pensions et dividendes étrangers pendant une décennie. Le statut de résident non habituel (RNH) garantissait même l’absence de double imposition, une aubaine pour l’augmentation du pouvoir d’achat.

Mais cette idylle fiscale a pris fin brutalement. Dès 2020, sous la pression de la flambée des prix immobiliers, le gouvernement portugais a commencé à démanteler le dispositif. L’exonération totale a d’abord été remplacée par une « flat tax » de 10 %, certes encore compétitive, mais marquant un tournant. Aujourd’hui, les « cadeaux fiscaux » sont purement et simplement supprimés, laissant un goût amer à ceux qui avaient planifié leur avenir sur ces avantages.

Cette volte-face soulève des interrogations sur la stabilité des politiques fiscales et l’avenir des expatriés au Portugal. L’attractivité du pays, autrefois fondée sur des avantages fiscaux, est désormais remise en question, forçant les retraités à reconsidérer leurs choix face à un régime qui n’offre plus les mêmes promesses initiales. Le rêve portugais est-il définitivement brisé ?