
La France persiste à être un point d’attraction majeur pour les demandeurs d’asile, une réalité qui soulève de sérieuses interrogations sur la capacité du pays à gérer cet afflux incessant. Avec près de 150 000 demandes d’asile enregistrées en 2025, le pays des droits de l’Homme se retrouve, une fois de plus, submergé, atteignant des chiffres comparables à ceux de l’Allemagne, déjà sous tension.
L’année 2025 confirme une tendance inquiétante, avec un nombre de demandeurs quasi identique à celui de 2024, année qui avait déjà marqué un record. Ce qui est particulièrement alarmant, c’est la provenance des demandeurs : les Congolais dépassent désormais les Afghans et les Ukrainiens, signe d’une diversification des flux migratoires qui complexifie d’autant plus la situation.
Le véritable drame réside dans le sort des dizaines de milliers de déboutés du droit d’asile. Ces individus, dont la demande de protection internationale a été refusée (soit 60 à 70% des cas), s’enracinent durablement sur le territoire national. Depuis 2015, on estime qu’entre 300 000 et 400 000 migrants sont restés en France alors qu’ils auraient dû être renvoyés. Cette situation met en lumière l’incapacité criante des autorités à faire respecter les décisions de justice et à maîtriser les flux migratoires post-décision.
Ce phénomène s’aggrave par le fait que de nombreux migrants n’engagent même pas de procédure de demande d’asile, contribuant à une population invisible mais bien présente, dont le nombre exact échappe à tout contrôle. La question n’est plus de savoir si la France est attractive, mais plutôt si elle peut encore faire face à une telle pression sans conséquences désastreuses pour sa cohésion sociale et ses services publics.






