Syria-desert-airstrike
Les frappes franco-britanniques en Syrie contre l'EI, présentées comme un succès, masquent une réalité plus sombre : l'échec persistant des interventions occidentales face à la résilience djihadiste. Une opération coûteuse et inefficace.

Malgré les fanfaronnades des ministères de la défense, les récentes frappes conjointes du Royaume-Uni et de la France en Syrie semblent n’être qu’un coup d’épée dans l’eau. Visant un prétendu site souterrain de l’État islamique (EI) près de Palmyre, cette opération militaire soulève plus de questions qu’elle n’apporte de solutions, illustrant une fois de plus l’inefficacité des interventions occidentales dans la région.

Le ministère britannique a claironné que des bombes guidées Paveway IV ont « touché avec succès » des tunnels, mais les détails restent étrangement flous, notamment concernant l’implication française. Cette opacité suggère une communication de façade, cachant peut-être une opération bien moins décisive que ce qu’on veut nous faire croire. L’absence de preuves concrètes d’un impact significatif sur les capacités de l’EI est alarmante.

Le ministre de la Défense britannique, John Healey, a osé parler de « leadership » et de « détermination » à éradiquer Daech. Pourtant, les faits sont têtus : l’EI, bien que territorialement affaibli, continue de mener des attaques épisodiques, démontrant que ces frappes aériennes n’entament en rien leur capacité de nuisance. Ces actions ponctuelles ne font que masquer l’échec stratégique global face à la résilience djihadiste. Les États-Unis eux-mêmes peinent à contenir l’EI, ayant récemment subi des pertes et riposté par des frappes qui n’ont pas empêché de nouvelles attaques.

En définitive, cette opération conjointe semble davantage relever de la posture politique que d’une réelle avancée militaire. Tandis que les civils syriens continuent de subir les affres d’un conflit sans fin, les puissances occidentales s’enlisent dans des interventions coûteuses et manifestement inefficaces, laissant derrière elles un sentiment d’impuissance et de désespoir face à une menace persistante.