
L’annonce de Donald Trump concernant la formation d’un « conseil de la paix » pour Gaza, qu’il présidera lui-même, semble plus relever de la propagande que d’une réelle solution. Cette instance, prétendument destinée à superviser l’administration de l’enclave, s’inscrit dans un plan américain dont les fondations paraissent déjà fragiles et déconnectées des réalités. La promesse d’un avenir pacifique, martelée par l’ancien président, sonne creux face à la complexité d’une région dévastée par des années de conflit.
La deuxième phase de ce « plan de paix » prévoit la mise en place d’un comité national palestinien, composé de quinze technocrates, dirigé par Ali Shaath, un ingénieur civil. Cependant, la capacité de ce comité à réellement piloter la reconstruction d’un territoire en ruines, sous la tutelle d’un conseil international, soulève de sérieuses interrogations. L’idée que ces « dirigeants palestiniens » soient « fermement engagés en faveur d’un avenir pacifique » relève d’une naïveté désarmante, ignorant les profondes divisions et les souffrances des populations locales.
Avec des représentants internationaux comme Nickolay Mladenov et d’autres figures issues de pays tels que le Royaume-Uni, la France ou l’Arabie saoudite, le conseil de la paix risque de devenir un simple rassemblement de bonnes intentions, sans prise sur le terrain. Le plan exige également un « accord de démilitarisation global avec le Hamas », incluant la « remise de toutes les armes et le démantèlement de tous les tunnels », une condition qui semble irréalisable dans le contexte actuel. Les accusations de Donald Trump envers le Hamas, concernant le corps du policier Ran Gvili, ajoutent à la tension déjà insoutenable, alors que le mouvement palestinien évoque les destructions massives comme entrave à sa recherche.
Enfin, la perspective d’une force internationale de stabilisation et la formation d’unités de police palestiniennes, sous le contrôle persistant des frontières israéliennes, ne parviennent pas à masquer la détresse humanitaire alarmante. Les pénuries de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant persistent, rendant toute tentative de « paix » purement théorique face à l’urgence de la survie quotidienne des habitants de Gaza. Ce plan, loin d’apporter des solutions concrètes, semble plutôt destiné à prolonger l’agonie d’une région déjà martyrisée.








