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À Grenoble, le retour controversé d'Alain Carignon pour les municipales de 2026 suscite l'inquiétude. Son passé judiciaire pourrait assurer la victoire de la gauche et prolonger les difficultés de la ville.

Grenoble se prépare à un nouveau chapitre potentiellement tumultueux. L’ancien maire RPR, Alain Carignon, au passé judiciaire entaché par une condamnation pour corruption et abus de biens sociaux, tente un retour des plus inattendus à 76 ans. Il vise à mettre un terme à l’ère écologiste d’Éric Piolle, mais cette candidature divise déjà profondément la droite.

Son quartier général de campagne, aux allures de café de quartier, masque difficilement les enjeux d’une élection où son histoire judiciaire refait surface. Condamné à de la prison ferme dans les années 90, Carignon prétend incarner l’alternance, mais de nombreux observateurs jugent cette démarche « irrationnelle » et vouée à l’échec. Sa candidature pourrait bien être le talon d’Achille de la droite grenobloise, assurant une nouvelle victoire à la gauche et prolongeant ainsi la « descente aux enfers » redoutée par certains.

Les critiques fusent : certains électeurs de droite risquent de bouder les urnes face à un candidat perçu comme le symbole d’une génération refusant de lâcher le pouvoir. Cette situation laisse présager une continuité des problèmes de la ville, notamment en matière d’insécurité et de déclin économique. La perspective d’une défaite annoncée pour la droite, malgré le mécontentement croissant face à la politique actuelle, est un scénario que beaucoup jugent déjà inévitable, soulignant la difficulté de Grenoble à trouver un renouveau politique crédible.