
L’ancien magnat déchu d’Hollywood, Harvey Weinstein, autrefois tout-puissant producteur, purge désormais une peine pour viol et agression sexuelle. Il décrit sa vie en prison comme un véritable « enfer », cloîtré dans sa cellule à Rikers Island, à New York. Un quotidien sinistre où seuls les gardes et les infirmières brisent la monotonie d’une existence confinée, loin des paillettes d’Hollywood. Il affirme être enfermé vingt-trois heures par jour, ne bénéficiant que d’une demi-heure d’air frais, souvent en fauteuil roulant, tant sa santé décline.
La peur est devenue sa compagne constante. Weinstein clame qu’il est trop dangereux d’être en présence d’autres détenus. Il raconte même avoir été violemment agressé pour une simple question de téléphone, illustrant la « loi de la jungle » qui règne derrière les barreaux. À 73 ans, et rongé par divers problèmes de santé, l’idée de mourir en prison le terrifie. Il exprime son amertume face à l’absence de « clémence », malgré sa contribution passée à l’industrie cinématographique.
Son pouvoir, autrefois immense, lui permettait de faire et défaire les carrières à Hollywood. Mais ce n’est qu’en 2017 que l’horreur éclate au grand jour. Les enquêtes révélant l’étendue de ses agressions sexuelles ont propulsé le mouvement #MeToo sur la scène mondiale, libérant la parole de dizaines de victimes, dont des actrices célèbres comme Angelina Jolie et Gwyneth Paltrow.
Malgré l’annulation de sa condamnation initiale à New York, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur Miriam Haley et condamné à seize ans de prison en Californie. Pourtant, Weinstein maintient avec audace son innocence, persistant à affirmer que ses rapports étaient consentis. L’homme qui a incarné la face sombre d’Hollywood doit être rejugé en avril, une nouvelle étape dans la chute spectaculaire d’un producteur qui promet d’être « innocenté », face à une justice qu’il refuse d’accepter.






