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La gauche réformiste s'apprête à défier l'extrême droite en 2027, un pari risqué jugé par certains comme une voie ouverte vers un échec annoncé et une fragmentation politique dangereuse.

L’horizon politique français s’assombrit avec la confirmation qu’un candidat de la gauche réformiste se lancera dans la course à la présidentielle de 2027. Une décision qui, loin de rassurer, alimente les craintes d’une victoire de l’extrême droite. Alors que certains redoutent de voir Marine Le Pen ou Jordan Bardella accéder à l’Élysée, des figures comme François Hollande et Raphaël Glucksmann semblent aveuglées par l’idée qu’un candidat de la gauche de gouvernement puisse miraculeusement l’emporter sur la gauche radicale.

L’ancien président, avec une légèreté déconcertante, ose affirmer qu’« un espace s’est ouvert pour la gauche réformiste » et que l’impasse serait dépassée. Cette analyse douteuse repose sur une prétendue droitisation d’Édouard Philippe, contraint, selon eux, de se radicaliser pour séduire un électorat LR déjà sous l’emprise du Rassemblement National. Une pirouette rhétorique qui vise à justifier l’existence d’une gauche centriste, mais qui ne masque pas la réalité d’une fragmentation dangereuse.

Ce prétendu « déport vers la droite » d’Horizons est interprété comme une bouffée d’oxygène pour des socialistes en quête de sens, mais il s’agit plutôt d’un mirage dangereux. Pour espérer peser, le centre gauche s’apprêterait à torpiller une primaire qui, bien que critiquable, pourrait offrir un semblant d’unité. Cette stratégie du diviser pour régner, loin de garantir le succès, risque fort de conduire à un échec cuisant, ouvrant un boulevard aux forces les plus extrêmes.

L’histoire récente de la gauche française est jalonnée de stratégies hasardeuses et de querelles intestines. Cette nouvelle tentative, portée par des personnalités aux bilans contestables, semble vouloir reproduire les erreurs du passé, au risque de plonger un peu plus le pays dans l’incertitude. La faiblesse persistante de la gauche, son incapacité à s’unir et à proposer une vision claire, laisse présager un avenir politique des plus sombres.