
L’enquête sur le tragique incendie du Constellation à Crans-Montana révèle des contradictions choquantes dans les témoignages des propriétaires, Jacques et Jessica Moretti. Le Figaro a mis en lumière leurs récentes auditions, exposant une prétendue méconnaissance des risques liés à des pratiques pourtant habituelles dans leur établissement. Les nouvelles images de l’intérieur du bar ne font qu’appuyer ces incohérences, semant le doute sur leur honnêteté.
Jessica Moretti a elle-même admis que des « 5000 et 10.000 envois-bouteilles » avaient eu lieu depuis l’ouverture du Constellation. Ces cortèges de serveurs, exhibant des bouteilles d’alcool avec de grandes bougies, étaient donc une pratique courante. Pourtant, après le drame du Nouvel An 2026, qui a coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres, elle jure n’avoir « à aucun moment, pensé ou imaginé que cela pouvait présenter un risque ou un danger en 10 ans d’exploitation. » Une déclaration qui paraît bien creuse face à l’ampleur de la catastrophe.
La mousse acoustique du plafond s’est embrasée en quelques instants, transformant la fête en un véritable brasier. Ces nouveaux éléments de la procédure ne font que renforcer le sentiment d’injustice chez les familles des victimes. La complaisance apparente des propriétaires, leur négligence manifeste face aux avertissements et à la sécurité, sont désormais au cœur des préoccupations. L’idée que le profit ait primé sur la sécurité des clients est une réalité difficile à accepter. La justice suisse devra trancher, mais le mal est fait et la station huppée est désormais entachée par cette tragédie.






