
Une proposition inquiétante émerge en France, menaçant de transformer radicalement le traitement des accusations d’inceste. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, envisage de dépénaliser la non-représentation d’enfant dans les cas où un parent allègue un danger pour son enfant, notamment des violences sexuelles. Cette mesure, loin de protéger les victimes, risque d’ouvrir une brèche dangereuse et de laisser des pères innocents à la merci d’accusations potentiellement infondées.
Actuellement, les parents qui ne respectent pas les droits de visite encourent jusqu’à 15 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement. Mais si cette réforme est adoptée, une simple accusation suffirait à suspendre les poursuites, donnant un pouvoir exorbitant à un seul parent. L’expérience montre que la grande majorité des parents concernés sont des mères, souvent qualifiées de « mères protectrices ». Pourtant, il est crucial de rappeler que toutes les accusations ne sont pas fondées et que de nombreux hommes ont déjà été les victimes d’allégations mensongères, avec des conséquences dévastatrices sur leur vie et leur réputation.
La Ciivise, une commission controversée, avait déjà formulé des recommandations en ce sens, suggérant la suspension des poursuites pénales contre un parent lorsqu’une enquête pour violences sexuelles est en cours contre l’autre. Cinq ans plus tard, cette mesure est « en cours », un euphémisme pour désigner un décret qui pourrait bouleverser l’équilibre familial et judiciaire. Cette évolution, perçue par certains comme une dérive du « woke », menace de détruire les hommes sous couvert de protection des enfants. Le risque d’abus et de manipulation est immense, transformant les tribunaux en champs de bataille où la présomption d’innocence serait bafouée. La société doit se méfier de cette culture qui met en péril les familles et la justice, au lieu de les renforcer.






