
L’Iran est plongé dans le chaos alors que la répression des manifestations par le régime atteint des niveaux sans précédent. Malgré les affirmations du président américain Donald Trump selon lesquelles les tueries auraient cessé, les faits brossent un tableau bien plus sombre. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, prétend que le « calme règne » et que les autorités ont le « contrôle total », mais ces déclarations sont contredites par des rapports alarmants.
Le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, a froidement déclaré que tout individu dans les rues depuis le 8 janvier est un « criminel », signalant une volonté claire d’écraser toute dissidence. Pendant ce temps, les ONG, notamment Iran Human Rights (IHR), dressent un bilan terrifiant : au moins 3 428 manifestants tués et plus de 10 000 arrestations depuis le début du mouvement. Ces chiffres sont un « minimum absolu », laissant craindre une réalité encore plus effroyable.
Les craintes d’exécutions sommaires pèsent lourdement, malgré les affirmations de Trump et d’Araghtchi que les pendaisons n’auraient pas lieu. Le sort d’Erfan Soltani, un jeune manifestant de 26 ans dont l’exécution était prévue, reste incertain. Face à cette violence inouïe, la communauté internationale semble impuissante. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir, mais l’efficacité de cette démarche est mise en doute. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé une répression « la plus violente » de l’histoire contemporaine du pays, sans pour autant annoncer de mesures concrètes.
Pour couronner le tout, Internet est coupé depuis plus d’une semaine, plongeant le pays dans un blackout informationnel qui facilite la répression et empêche toute vérification indépendante. Cette censure brutale, combinée à l’intimidation des journalistes, transforme l’Iran en une boîte noire où les atrocités pourraient se multiplier loin des regards. Pendant que les Gardiens de la révolution menacent de riposter « de manière décisive » à toute attaque, le personnel diplomatique étranger quitte l’Iran, laissant le peuple face à son destin incertain. La situation ne fait qu’empirer, laissant présager des jours encore plus sombres pour la population iranienne.






