
L’Iran est de nouveau plongé dans une spirale de contestation et de répression brutale. Depuis six jours, une vague de manifestations, initialement déclenchée par la chute vertigineuse du rial, a rapidement dégénéré en un cri de ralliement contre le régime en place. Des villes comme Zahedan résonnent des slogans réclamant la fin de la République islamique, signe d’une exaspération populaire grandissante face à une crise économique et politique.
Le mouvement, né dans le bazar de Téhéran, s’est propagé à travers pas moins de 32 villes, touchant désormais les populations les plus marginalisées et défavorisées, celles qui subissent de plein fouet les échecs du pouvoir central. L’ampleur des protestations, bien que dispersée, révèle une profonde fracture au sein de la société iranienne, prête à tout pour se faire entendre.
La réponse du régime est d’une violence glaçante. La répression, d’abord timide, s’est intensifiée avec une férocité alarmante. Le Center for Human Rights in Iran rapporte déjà au moins huit morts, des jeunes hommes froidement abattus par les forces de l’ordre. Le bilan des arrestations et des blessés, avec au moins 119 citoyens interpellés et 33 blessés, est probablement bien plus lourd, le régime s’efforçant de museler toute information. Le spectre d’un embrasement généralisé plane, et la communauté internationale reste, une fois de plus, étrangement silencieuse face à cette tragédie humaine.






