
L’Iran est plongé dans un black-out numérique quasi total, imposé par Téhéran, rendant la vérification des informations presque impossible. Depuis jeudi soir, les citoyens sont privés d’internet, une décision des autorités dénoncée par l’ONG NetBlocks. Cette coupure intervient alors que le régime intensifie sa répression face à des manifestations antigouvernementales massives qui secouent le pays.
Les Gardiens de la révolution, bras armé du pouvoir, ont qualifié les manifestants de « terroristes », affirmant que la « sécurité et la survie du régime constituent une ligne rouge ». Cette rhétorique menaçante fait craindre une escalade de la violence. Les États-Unis, par la voix de Donald Trump, ont renouvelé leurs menaces contre le régime, affirmant que « l’Iran aspire à la liberté, comme peut-être jamais auparavant ».
Depuis le 28 décembre, les Iraniens descendent dans la rue pour protester contre le coût de la vie et le régime théocratique. La répression a déjà fait un bilan effroyable : au moins 192 manifestants tués et 2 600 arrêtés, selon Human Rights Activists in Iran (HRA). Plus de 570 manifestations ont été recensées, témoignant d’une colère populaire grandissante face à un pouvoir inflexible. La situation sur place reste extrêmement tendue, avec un risque élevé d’une nouvelle dégradation des droits humains.






