
L’Iran plonge dans une spirale de violence alors qu’un membre des forces de l’ordre a été lâchement assassiné dans l’ouest du pays. Cette mort tragique survient après seulement quatre jours de protestations généralisées contre la vie chère, des troubles qui menacent de déstabiliser encore davantage une nation déjà au bord du précipice économique.
Le défunt, un jeune membre du Bassidj de Kouhdasht âgé de seulement 21 ans, a été tué par des « émeutiers » alors qu’il tentait de maintenir un semblant d’ordre public. C’est la première victime officiellement reconnue depuis le début des manifestations, initialement pacifiques, qui ont rapidement dégénéré pour embraser Téhéran et d’autres villes universitaires. Ces rassemblements sporadiques, alimentés par une hyperinflation galopante et un marasme économique persistant, ont démarré dans l’indifférence générale au marché des téléphones portables de Téhéran, mais ont rapidement pris une ampleur alarmante.
La situation s’est envenimée avec l’arrestation de quatre étudiants lors de manifestations universitaires, bien qu’ils aient été relâchés par la suite. Pendant ce temps, les autorités, sous le prétexte fallacieux du froid et des économies d’énergie, ont purement et simplement fermé écoles, banques et établissements publics. Une manœuvre désespérée pour tenter de contenir la rage populaire face à un rial qui a perdu plus d’un tiers de sa valeur en un an et une crise du pouvoir d’achat qui étrangle les Iraniens.
Les produits de première nécessité deviennent un luxe inabordable pour une population étranglée par des décennies de sanctions internationales. Le nouveau gouverneur de la Banque centrale, fraîchement nommé pour tenter de juguler cette crise, hérite d’une tâche quasi impossible. Ce mouvement de protestation, bien que moins médiatisé que celui de 2022 suite à la mort de Mahsa Amini, porte en lui les germes d’une instabilité profonde. L’Iran semble se diriger vers un avenir incertain, marqué par la violence et une pauvreté grandissante.






