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L'Iran s'enfonce dans le chaos avec trois morts supplémentaires lors d'affrontements violents. La répression s'intensifie face à la colère des manifestants contre la vie chère et l'effondrement économique. Le régime, sous pression, accuse l'étranger.

L’Iran plonge de nouveau dans le chaos alors que des affrontements meurtriers secouent l’ouest du pays. Trois nouvelles victimes sont à déplorer, portant le bilan des morts suite aux rassemblements sporadiques contre la vie chère. Ces événements, loin de s’apaiser, témoignent d’une frustration grandissante et d’une escalade alarmante de la violence. Les autorités peinent à contenir une contestation qui révèle les profondes failles économiques et sociales du régime.

Les incidents les plus récents se sont déroulés à Azna, où un commissariat a été attaqué, entraînant la mort de trois personnes. Auparavant, Lordegan avait déjà été le théâtre de violences, avec des manifestants s’en prenant aux bâtiments administratifs et aux banques, sous les tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre. La mort d’un membre des forces du Bassidj à Kouhdasht souligne la spirale infernale dans laquelle s’enfonce le pays, marquant la première victime officielle des forces de sécurité dans cette vague de protestations.

La répression s’intensifie, avec des arrestations massives à Téhéran, malgré l’absence de troubles officiellement rapportés dans la capitale. Les autorités iraniennes, sous couvert de « congés » pour cause de froid, tentent désespérément d’étouffer le mouvement. Cependant, la colère face à l’hyperinflation, la dévaluation du rial et l’inaccessibilité des produits de première nécessité nourrit une défiance palpable. Le régime dénonce des « scénarios conçus à l’étranger », une rhétorique habituelle pour discréditer toute contestation interne.

Ces événements, bien que comparés au mouvement de 2022 après la mort de Mahsa Amini, montrent une nouvelle fois la vulnérabilité du pouvoir face à la détresse économique de sa population. L’avenir s’annonce sombre pour l’Iran, pris entre une crise économique persistante et une répression étatique qui ne fait qu’alimenter le cycle de la violence et du désespoir.