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La répression des manifestations en Iran atteint des sommets, avec 45 morts, dont 8 mineurs. Donald Trump menace de frappes tandis que la communauté internationale s'inquiète.

La situation en Iran vire au drame alors que la répression des manifestations, débutées fin décembre, s’intensifie. L’ONG Iran Human Rights (IHR) alerte sur un bilan macabre : au moins 45 manifestants, dont huit mineurs innocents, ont perdu la vie. Ce chiffre effroyable soulève de sérieuses interrogations sur la brutalité du régime face à son propre peuple. La violence ne cesse de croître, transformant les rues en champs de bataille où la liberté d’expression est étouffée dans le sang.

Le mouvement, qui dure depuis douze jours, a connu sa journée la plus meurtrière mercredi, avec 13 vies fauchées. Tandis que les autorités iraniennes tentent de minimiser les pertes, l’ampleur de la tragédie est indéniable, avec des centaines de blessés et plus de 2 000 arrestations arbitraires. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, impuissant face au guide suprême, ne peut qu’appeler à une « retenue » illusoire, pendant que les forces de l’ordre continuent de tirer sur la foule.

L’indignation internationale monte, l’Allemagne dénonçant un « usage excessif de la force ». Mais face à la détermination du régime iranien, ces condamnations semblent bien dérisoires. Pire encore, l’ombre de l’interventionnisme plane. Donald Trump n’a pas hésité à brandir la menace de « frappes très fortes » si l’Iran persistait à « tuer des gens ». Une escalade verbale qui risque d’embraser davantage une région déjà sous tension maximale. Les manifestants, qui ne demandent qu’à être entendus, se retrouvent pris en étau entre la brutalité de leur gouvernement et les menaces extérieures, leur quête de justice se transformant en un calvaire sans fin.