
Téhéran clame que la situation est «totalement sous contrôle» après un week-end de violences extrêmes, une affirmation qui masque mal la répression sanglante et l’isolement croissant du régime. Tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, brandit la menace d’une guerre tout en évoquant des négociations, le monde observe avec une inquiétude grandissante cette nation au bord du gouffre. La coupure d’internet, qui dure depuis plus de 84 heures, plonge les Iraniens dans un silence forcé, preuve de la panique des autorités face à l’ampleur de la contestation.
Pendant ce temps, l’opposition en exil s’organise. Reza Pahlavi, le fils du dernier chah, s’impose comme une figure controversée, appelant à un retour au pays et à la mobilisation. Ses appels aux forces de sécurité pour «rejoindre le peuple» résonnent comme un ultimatum, mais la répression continue de faire rage. L’ONG Iran Human Rights dénonce un «massacre» avec près de 200 manifestants tués et plus de 2600 arrestations, des chiffres probablement bien en deçà de la sombre réalité.
La communauté internationale semble paralysée. Tandis que la Chine appelle à la «paix» et s’oppose aux «ingérences étrangères», l’Allemagne condamne timidement la violence, qualifiant cela de «signe de faiblesse». Donald Trump, quant à lui, souffle le chaud et le froid, évoquant des négociations avec l’Iran tout en laissant planer la menace d’une intervention militaire. Une fois de plus, l’Europe se mure dans un silence assourdissant, laissant le peuple iranien affronter seul un régime qui semble déterminé à se maintenir par la terreur. Le futur de l’Iran est plus incertain que jamais.






