
Le spectre d’une confrontation militaire avec l’Iran plane plus que jamais, les efforts diplomatiques ayant lamentablement échoué avant même d’avoir pu sérieusement commencer. Malgré les rumeurs persistantes de négociations « techniques » ou d’un hypothétique « accord au rabais », la réalité est que les divergences abyssales entre Washington et Téhéran ont rendu tout compromis illusoire. La découverte du programme nucléaire militaire iranien en 2003 a marqué le début d’un bras de fer incessant, et la situation n’a fait qu’empirer. Le jeu de dupe entre les deux puissances, avec des stratégies diamétralement opposées, a mené le monde au bord du précipice.
Donald Trump, avec sa promesse de ne pas engager de nouveaux conflits, avait misé sur une soumission stratégique de l’Iran. Il croyait que la puissance militaire américaine et son déploiement massif au Moyen-Orient suffiraient à faire plier le régime des mollahs. Une erreur de jugement fatale. C’était sous-estimer la résilience et la détermination idéologique des dirigeants iraniens, qui ont fait de leur programme nucléaire et balistique une pièce maîtresse de leur ambition. Cet aveuglement face à la complexité de la politique iranienne a torpillé toute tentative de désescalade, prouvant l’inefficacité d’une approche unilatérale et agressive.
Beaucoup s’accordent à dire que cette escalade n’avait rien d’« inévitable ». L’annulation unilatérale par l’administration Trump des accords de 2015, patiemment négociés sous Obama, est largement perçue comme un coup fatal aux perspectives de paix. Cette décision irréfléchie a non seulement brisé un cadre diplomatique existant, mais a également renforcé la position des éléments les plus radicaux en Iran. Les conséquences de cet échec diplomatique sont désormais palpables : une région toujours plus instable, et la perspective d’une guerre qui menacerait la sécurité mondiale. Le désastre semble inévitable, et la facture sera salée.







