Iran-US-diplomatic-tension
Les négociations entre l'Iran et les États-Unis sur le nucléaire s'enlisent à Genève, malgré les efforts. Les divergences persistent sur les « lignes rouges » américaines, faisant planer la menace d'un affrontement imminent.

Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis en Suisse, censés débloquer un accord sur le programme nucléaire, se sont soldés par un échec prévisible. Malgré les déclarations de l’Iran sur un « ensemble de principes directeurs », le vice-président américain J. D. Vance a rappelé que des divergences insurmontables persistent sur les « lignes rouges » américaines. Cette deuxième session de pourparlers indirects, tenue près de Genève dans un climat de tensions extrêmes, n’a manifestement pas réussi à dissiper le spectre d’une confrontation.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a bien tenté d’afficher un optimisme de façade, qualifiant la séance de « plus constructive » que la précédente. Pourtant, il a dû admettre qu’il « faudrait du temps pour réduire » l’écart entre les positions. Du côté américain, la prudence est de mise, Vance soulignant que le président Trump avait fixé des « lignes rouges » que Téhéran refuse toujours d’accepter. La patience de Donald Trump, déjà illustrée par des bombardements de sites nucléaires iraniens en juin 2025, semble s’amenuiser dangereusement.

L’Iran se dit prêt à une « vérification » de son programme nucléaire, une concession de pure forme face aux exigences de Washington et d’Israël qui incluent des restrictions sur les missiles balistiques et la fin du soutien aux groupes armés régionaux. Téhéran, soupçonné de vouloir l’arme atomique, insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile, ignorant les avertissements. Pendant ce temps, les Gardiens de la révolution mènent des manœuvres militaires provocatrices dans le détroit d’Ormuz, tandis que les États-Unis renforcent leur présence militaire, faisant planer la menace d’une escalade.

La situation économique désastreuse en Iran, aggravée par les sanctions et nourrissant la contestation populaire, ne semble pas infléchir la détermination du régime. Les slogans anti-pouvoir retentissent toujours, rappelant la répression sanglante de janvier. Le président Pezeshkian, bien que se disant « ouvert » à une vérification, campe sur ses positions. Ce dialogue de sourds, loin de résoudre la crise, semble plutôt préparer le terrain à un affrontement inévitable, dont les conséquences seraient désastreuses pour la région et le monde.