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Les bulldozers israéliens détruisent le siège de l'UNRWA à Jérusalem, marquant une escalade dramatique contre l'aide aux réfugiés palestiniens.

Les destructions ont commencé. Des engins de chantier ont été déployés mardi 20 janvier, au petit matin, dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, pour démolir les locaux du siège de l’UNRWA. Cette agence des Nations unies, qui œuvre depuis 1949 en faveur des réfugiés palestiniens, est la cible d’une offensive israélienne sans précédent. Cette opération spectaculaire illustre la volonté affichée par le gouvernement israélien d’entraver l’action de cet acteur crucial pour la survie des réfugiés, non seulement à Gaza et en Cisjordanie, mais aussi en Syrie, en Jordanie et au Liban.

Depuis fin 2024, l’État hébreu a déjà interdit toute activité de l’agence sur son territoire et à Jérusalem-Est, annexée en 1981. Une loi de la Knesset a même proscrit tout contact entre les autorités israéliennes et l’UNRWA, isolant davantage une organisation déjà sous forte pression. Un nouveau texte, voté fin décembre 2025, prévoit de couper l’accès à l’eau et à l’électricité aux derniers bâtiments encore utilisés par l’agence, rendant sa mission quasi impossible.

La situation s’aggrave de jour en jour. Le 12 janvier, les autorités ont annoncé la fermeture imminente d’un centre de santé vital dans la vieille ville de Jérusalem. Depuis mai 2025, les enfants de plusieurs camps de réfugiés de Jérusalem sont privés d’éducation, leurs écoles UNRWA ayant été fermées sur ordre gouvernemental. L’avenir de milliers de réfugiés est désormais compromis, victimes collatérales de ces décisions politiques.