
Malgré un succès apparent au relais biathlon masculin, les Jeux de Milan-Cortina pour la délégation française sont loin d’être un parcours sans faute. Alors que l’équipe de France de biathlon masculine a décroché un or historique, la performance globale de la France aux JO 2026 reste mitigée, avec des déceptions et des controverses éclipsant parfois les rares moments de gloire.
Le relais masculin de biathlon a certes offert une victoire inattendue, marquant le seizième podium pour la France, battant ainsi son propre record olympique. Pourtant, cette euphorie ne saurait masquer les difficultés rencontrées par d’autres disciplines. La journée a été marquée par l’élimination cinglante des hockeyeurs français face à l’Allemagne (5-1), une défaite prévisible qui souligne le fossé entre les ambitions et la réalité du terrain.
Les déboires ne s’arrêtent pas là : Justine Braisaz-Bouchet, championne olympique en titre, a été écartée du relais féminin de biathlon, un signe clair des tensions et des performances en deçà des attentes. Son parcours chaotique depuis le début des Jeux, avec des classements décevants, a fini par lui coûter sa place, fragilisant l’équipe féminine censée être une des favorites. Parallèlement, le combiné nordique n’a pas non plus apporté de réconfort, avec Marco Heinis, pourtant bien positionné, finissant 14e, bien loin des espoirs de médaille.
Ces Jeux sont également entachés par des incidents extra-sportifs, comme l’exclusion du hockeyeur Pierre Crinon pour bagarre, jetant une ombre sur l’esprit olympique de la délégation. Les conditions météorologiques exécrables à Livigno, forçant reports et annulations, ajoutent à la frustration générale, impactant la régularité des épreuves et la performance des athlètes. Au final, derrière le lustre d’une médaille d’or en biathlon, se cache une réalité plus sombre : une délégation française aux prises avec des échecs, des polémiques et une gestion perfectible, laissant un goût amer malgré ce record.






