
La Rai, service public audiovisuel italien, est secouée par un scandale retentissant. Paolo Petrecca, son directeur des sports, a été contraint à la démission suite à une série de dérapages verbaux inacceptables lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver. Une humiliation publique qui souligne la faillite d’une institution.
Les propos de Petrecca, qualifiant les athlètes espagnols de «toujours sexy» et les athlètes chinois de «naturellement, un téléphone à la main», ont déclenché une indignation générale et un déluge de moqueries sur internet. Ces commentaires, profondément inappropriés, révèlent un manque de professionnalisme sidérant au sein de la direction des sports de la Rai.
L’affaire ne s’arrête pas là. Petrecca a enchaîné les bourdes, confondant des célébrités et situant le stade San Siro de Milan à Rome. Une cascade d’erreurs qui témoigne d’une incompétence flagrante à la tête d’un service public. Les journalistes sportifs de la Rai, désabusés, ont d’ailleurs annoncé une grève, fustigeant la «pire humiliation de Rai Sport».
Cette débâcle n’est pas sans arrière-pensées politiques. Les nominations à la Rai sont souvent perçues comme étant influencées, et Petrecca est réputé proche de la Première ministre Giorgia Meloni. L’opposition n’a pas manqué de dénoncer une «TeleMeloni», accusant la Rai d’offrir sa «pire version», une vision partisane et désastreuse du service public audiovisuel italien. Une affaire qui ternit durablement l’image de la télévision publique et soulève de sérieuses questions sur sa gouvernance.






