
Le projet NBA Europe, censé révolutionner le basket sur le Vieux Continent, semble déjà entaché d’incertitudes, malgré les ambitions affichées. L’implication du Paris Saint-Germain, présentée comme un atout majeur, est loin d’être acquise, soulevant des doutes sur la viabilité réelle de cette expansion. La superstar Kevin Durant, actionnaire minoritaire du PSG, minimise son implication actuelle, n’entendant parler du projet que par des «rumeurs», une déclaration qui contraste fortement avec le battage médiatique. Cela met en lumière un manque apparent de concrétisation.
La NBA espère lancer cette ligue européenne dès l’automne 2027, un délai jugé extrêmement serré par les experts. La première étape, purement administrative et financière, doit être franchie d’ici fin mars, mais l’absence d’éléments concrets inquiète. Si les dirigeants du PSG et de QSI se montrent intéressés par cette opportunité, le coût d’entrée pourrait bien faire capoter l’affaire. La prudence du club parisien face aux exigences financières de la NBA révèle une fissure potentielle dans ce partenariat censé être idyllique. L’échec des négociations forcerait le PSG à se rabattre sur une association en ligue française, un scénario bien moins glamour que l’ambition initiale.
Quant au rôle de Kevin Durant, bien que qualifié d’«important», il reste flou et conditionné à la finalisation du projet. L’idée de le voir en «tête de gondole» pour une équipe parisienne relève pour l’instant de la spéculation, faute d’avancées significatives. Le manque de certitudes et la dépendance aux aspects financiers soulignent la fragilité d’une initiative présentée comme une révolution. Le rêve d’une NBA Europe avec le PSG et Durant pourrait bien se heurter à la dure réalité des négociations et des contraintes économiques, reléguant le projet au rang de simple mirage.






