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Les figurines Labubu, propulsées par les célébrités et TikTok, font la fortune de Pop Mart. Mais cet engouement mondial cache-t-il une bulle spéculative et une dérive consumériste inquiétante ?

Devant les boutiques Pop Mart de Paris, les files d’attente s’allongent, révélant une frénésie qui frôle l’absurdité. Des clients, impatients et frénétiques, se bousculent pour acquérir ces figurines Labubu, devenues en un temps record un phénomène mondial. Ces petits personnages, tantôt mignons, tantôt légèrement inquiétants, ont vu leur popularité exploser, notamment grâce à l’écho amplifié des réseaux sociaux comme TikTok. La contagion a même touché des célébrités comme Rihanna et Brad Pitt, dont l’influence ne fait qu’alimenter cette spirale consumériste. Accrochés aux sacs de luxe, ces Labubu ne sont plus de simples jouets, mais des symboles d’un statut superficiel, une dérive préoccupante.

Ce succès fulgurant, bien que spectaculaire, soulève des questions sur sa pérennité. L’entreprise chinoise Pop Mart, à l’origine de ce phénomène, a vu ses ventes grimper de 200 % en un an et son bénéfice net bondir de près de 400 %. Des chiffres qui, bien que flatteurs, sentent le souffre de la survalorisation. Cette croissance effrénée, basée sur un engouement viral, pourrait-elle n’être qu’une bulle spéculative prête à éclater ? Les collectionneurs, pris dans cette spirale d’achat impulsif, risquent de se retrouver avec des objets dont la valeur, artificiellement gonflée, pourrait chuter brutalement. La course aux Labubu, loin d’être un simple divertissement, pourrait bien être le symptôme d’une société obnubilée par la nouveauté et la consommation ostentatoire, au détriment de toute rationalité.