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Le président de l'INA, Laurent Vallet, a démissionné de ses fonctions après avoir été suspendu suite à l'achat de cocaïne. L'affaire, qui a éclaté en juillet, révèle une consommation de stupéfiants et met en lumière les conséquences désastreuses pour l'institution.

Un coup de tonnerre secoue l’Institut national de l’audiovisuel (INA) avec la démission fracassante de son président, Laurent Vallet. Suspendu de ses fonctions début août suite à l’achat de cocaïne, Vallet a finalement jeté l’éponge vendredi, invoquant la nécessité de se soumettre à une « injonction thérapeutique » ordonnée par la justice. Cette chute spectaculaire met en lumière une affaire de stupéfiants embarrassante pour une institution publique.

Laurent Vallet, 55 ans, avait été interpellé le 29 juillet à Paris après s’être fait livrer de la cocaïne directement à son domicile. Une interpellation qui a rapidement conduit la ministre de la Culture, Rachida Dati, à exiger sa suspension immédiate, soucieuse de la « sérénité de l’institution ». Un geste fort qui n’a pas suffi à étouffer le scandale.

Dans un message interne, Vallet a adressé ses « excuses très sincères » aux 900 membres du personnel de l’INA, se déclarant « seul responsable » de cette « fin trop brutale ». Pourtant, cette démission intervient à peine quelques mois après sa reconduction pour un troisième mandat de cinq ans, proposée par la même ministre Dati. Une décision qui, rétrospectivement, apparaît comme une grave erreur de jugement.

L’affaire a éclaté à la suite de la filature d’un jeune homme de 17 ans par la brigade anticriminalité, qui l’a intercepté en possession de 600 euros. Le jeune homme a alors mis les policiers sur la piste de Vallet, qui a reconnu avoir acheté pour 600 euros de cocaïne, soit l’équivalent d’environ dix grammes, compte tenu du prix moyen de 60 euros le gramme en France. Un usage de stupéfiants qui, bien que ne menant pas à des poursuites pénales grâce à une « procédure alternative », a des conséquences dévastatrices sur la carrière de Vallet.

En attendant de trouver un remplaçant, Agnès Chauveau, directrice générale de l’INA, assurera la présidence par intérim. Cette affaire met en lumière la fragilité de certaines figures publiques et les conséquences désastreuses que peuvent avoir des décisions personnelles sur la réputation d’une institution.