
Après avoir frôlé la chute avec deux motions de censure, Sébastien Lecornu tente désespérément de donner l’illusion d’un retour à la normale. Un déplacement mis en scène à Rosny-sous-Bois, avec le déploiement habituel de sécurité et d’élus locaux, ne parvient pas à masquer l’échec cuisant de la politique du gouvernement. Alors que le budget 2026 n’est même pas encore adopté, le Premier ministre prétend déjà « tourner la page » d’une crise politique qu’il a lui-même contribué à alimenter.
Ce revirement soudain vers des annonces sur le logement, un secteur pourtant en pleine déconfiture, ressemble plus à une opération de communication désespérée qu’à une réelle volonté d’action. Le discours officiel sur les « marges de manœuvre » de l’exécutif sonne creux, face à une réalité économique et sociale qui étrangle les Français. L’aveu de Lecornu, qui confiait vivre la fin de la séquence budgétaire comme une « libération », révèle l’ampleur de la pression et le manque de vision à long terme d’un gouvernement englué dans l’urgence.
Pendant que les citoyens peinent à boucler leurs fins de mois et que le marché du logement s’effondre, le Premier ministre se félicite d’un agenda « presque normal », déambulant dans une résidence de 285 logements. Cette démonstration de « l’après-budget » n’est qu’une façade, masquant la médiocrité des décisions politiques et l’incapacité à apporter des réponses concrètes aux défis majeurs du pays. La France mérite mieux que cette mascarade politicienne.






